Je m'appelle Valmire

Je suis une Tanascon de Maniwaki. J’ai épousé mon second époux, Émile Simon, à Duhamel, mais j’ai vécu avec lui à Nominingue. On m’a enterré dans le même cimetière que mes parents à Duhamel.   

CHAQUE SAISON TROUVE SON BONHEUR est illustré de photos d’archives et de collections privées. 144 pages imprimé en quadrichromie, couverture sur papier FSC Tango 14 pt, laminage mat, le livre fait 21,6 sur 25,4 cm. 

CHAQUE SAISON TROUVE SON BONHEUR  
se vend 40 $, frais postaux en sus.

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Il est resté quelque 
chose  de la mer  

Je n’ai jamais vu Louis Tanascon manier l’écorce de bouleau, je n’ai fait qu’écouter Paulette Fournier déplier l’écorce de ses souvenirs. Elle habitait rue Hôtel-de-Ville à Chénéville dans sa maison aujourd’hui disparue qu’elle partageait avec ses chats dont le grand nombre lui avait valu le surnom de madame Chat. Je la croisais sur le trottoir, la saluais, elle marchait les épaules droites et presque au pas de danse en chantonnant un air pour elle-même et répondait, le visage rafraîchi par le sourire, vous savez, Louis Tanascon, c’était mon oncle. Des mots échappés de sa bouche que le vent de mon âge n’a pas encore emportés. Instruit, fin, il connaissait les plantes, construisait des canots d’écorce, guidait à la chasse, touchait l’harmonium à l’église de Duhamel. Il avait grandi sur la réserve de Kitigan Zibi et s’était marié à Papineauville. Louise, son épouse, était la petite-fille de Marianne Simon et d’Antoine Fournier, le grand-père de Paulette Fournier.   

Elle est venue à ma rencontre en rêve ce matin – ma visiteuse a déjà quitté ce monde – et m’a abordé sur le trottoir comme avant. Qu’avait-elle à me dire ? Elle voulait simplement ouvrir le temps qui a vu vivre son oncle Louis Tanascon. D’autres personnes m’ont amené au Long-Sault et à la Pointe des Algonquins sur la rivière des Outaouais, d’autres, à la chute aux Bleuets et à la rivière du Diable à Brébeuf, au rocher Manitou du lac Simon, au lac Gagnon à Duhamel, dans la maison des Méconse à Messines, une autre encore, au portage des Weskarinis à travers la vallée de la Petite Nation jusqu’au Petit lac Nominingue. 

Dans les récits du début du monde des Anishinabeg et les paysages millénaires d’ici, il est resté quelque chose de la mer… 

Il est resté quelque chose de la mer ferme le cycle commencé avec Le pays de Canard Blanc, Au pays des Weskarinis et Un endroit appelé le premier côté du monde.

Un livre d’une grande qualité matérielle tout en couleurs, illustré de photos d’archives, de collections privées, d’artefacts et de cartes anciennes. Imprimé au Québec en quadrichromie recto-verso de 162 pages, couverture sur papier FSC Tango 14 pt, laminage mat, le livre fait 21,6 sur 25,4 cm. Il est resté quelque chose de la mer ferme le cycle commencé avec Le pays de Canard Blanc, Au pays des Weskarinis et Un endroit appelé le premier côté du monde.

Il est resté quelque chose de la mer 
se vend 40 $, frais postaux en sus.

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Un endroit  appelé le premier côté du monde (épuisé) 

Le 3 juin 1613 en expédition de reconnaissance sur la rivière des Outaouais, Champlain croise le campement des Anishinabeg Weskarinis à l’embouchure de la Petite Nation. Les bernaches broutent sur les battures, leur nombre est si grand on peut les abattre à coups de bâton. Des cris de salutation s’élèvent de la rive à la vue des Français en canot…    J’ai fait de nouveau un voyage dans « le plus beau pays qui se puisse voir ».  Celui qui m’habite est tout intérieur comme un puits relié à une source plus grande que soi. J’y ai vu Jacques David qui marche dans les rapides de la Petite Nation pour pêcher la truite en bas de l’ancien pont Rouge. Catherine Canard Blanc qui apporte des galettes qu’elle cache dans les poches de son tablier. Louis-Pierre Coursol qui ouvre la main et nous laisse voir une pointe de flèche trouvée au Wabassee. La pirogue échouée au lac Papineau, ou encore, la légende du trésor de la rivière Saumon, le poste de traite à la Petite-Nation, Amédée Papineau au lac Simon, le nom indien de la rivière Saint-Sixte. Yvonne Simon qui se voit petite fille ramasser l’eau dans les casseaux d’écorce au pied des érables. La grande sucrerie du cinquième rang à Ripon de Daniel Lavergne et le journal des sucres de son père. 
Dans chaque regard, dans chaque cœur qui bat, il y a un endroit appelé le premier côté du monde.